LA MYTHOLOGIE JAPONAISE
Qu'est ce que la mythologie japonaise ?
Issu à l'origine du shintoïsme, la mythologie japonaise s'est par la suite enrichi du bouddhisme, du confucianisme et du taoïsme lors de l'importation de la culture chinoise au VIe siècle.
Ces religions, loin de se confronter, se sont peu à peu compléter pour donner les mythes japonais tel que nous les connaissons aujourd'hui. En effet, il n'est pas rare de voir des divinité issues du shintoïsme dans les temples bouddhistes.
C'est essentiellement grâce au Kojiki (古事記, chroniques des faits anciens) que la mythologie japonaise est arrivé jusqu'à nous. Cet ouvrage est offert à l'empereur en 712 et serait le plus vieux manuscrit du japon que nous connaissons à l'heure actuel. le Kojiki est composé de trois tomes. le premier d'entre eux (l'Age des dieux) traite de la création du monde et décrit les principaux kamis shintos ainsi que les mythes qui leur sont rattachés. Le deuxième relateles aventures d'Iware, qui suite à de nombreuses batailles pour défendre ses terres natales d'Izumo, devint le premier empereur du Japon en 660 avant jésus Christ. On observera que sa vie, et celle de ses 14 successeurs, s'appuierais sur des faits réels, bien que ceci soit fortement romancé. Pour finir, le dernier volumes du Kojiki s'intéresse à la vie des empereurs, de Nintoku (le 16e) à Suiko (le 33e). Ainsi par ces écrits, nous avons pu découvrir les principaux mythes qui compose cette mythologie très riche. Cette richesse s'explique par le grand nombre de divinité (ou kami (神)). En effet, ils existeraient 800 myriades de kamis, nombre qui n'a rien d'extraordinaire quant on sait que phémonènes climatiques, éléments naturels, animaux, etc sont déifié. leur nombre étant si élevé, il est impossible de dresser une liste exhaustive, ainsi ne seront traité ici que les principaux :

Autre aspect intéressant de cette mythologie, l'ascendance de la lignée impériale. Ainsi, Jimnu Tennô (神武天皇), premier empereur du Japon, est, selon la légende, l'arrière-arrière petit-fils d'Amaterasu.
Contrairement à nombre de mythologie occidentales (gréco-romaine par exemple), celle ci est toujours très présente dans la culture japonaise, puisque certains kamis sont toujours (bien que cela se perdent au fil des générations) vénérés dans les temples shintos et bouddhistes, (même si le shintoîsme n'est plus la religion d'Etat depuis 1945). En effet, les japonais sont shintoïstes pour les grands événements de la vie tels que les naissances et le mariages, bouddhistes pour la mort, entre autre.
La mythologie japonaise est également présente dans la littérature nippone. Ainsi, bon nombre de mangakas utilisent cette dernière dans leurs oeuvres, et de nombreux animés traite également du sujet, que ce soit le thème principale ou qu'elle soit simplement évoqué.
Au commencement était...
La mythologie japonaise n'est pas, contrairement à la plupart des mythologies, une cosmogonie. En effet, elle n'explique pas la création du monde, mais juste le peuplement divins de ce dernier.
A l'origine, Ame no Minaka-Nushi no kami, Takami-Musubi no Mikoto, Kami-Musubi no Mikoto ainsi que deux autres dieux apparurent dans la plaine des hauts cieux (Takamanohara). Ces divinités asexuées, appelées Kotoamatukami (déité des cieux distingués) naquirent d'elle-même du chaos originel et se cachèrent. N'ayant pas vraiment de rôle prépondérant dans les mythes, elles se contentent d'un rôle figuratif. Elles incarnent les forces qui dirigent le monde. Par la suite, sept générations de dieux apparurent, le dernier couple s'appelaient Izanagi (l'homme qui invite) et Izanami (la femme qiu invite). Ces dernier furent chargés par les autres dieux de consolider la terre, qui ressemble alors à une tache d'huile ou à une méduse flottant sur l'océan primordial. Pour ce faire, on leur donna une lance décorée de diamants, Amenonuhoko (lance des cieux). Izanami et Izanagi allèrent sur le pont flottant du Paradis (Amenoukihashi), et à l'aide de la lancequ'on leur avaient confié, ils frappèrent la mer. Une fois la lance soulevée, quelque gouttes d'eau salée en tomba. Ces dernières formèrentl'île de Onogoro, qui deviendra la première île du Japon. Le couple divin descendit du pont pour s'installer sur cette île qu'ils trouvaient plaisante. De là, ils voulaient fonder leur foyer afin d'engendrer d'autres îles. Pour commencer, ils dressèrent "un auguste pilier céleste" (Amonomihashira) autour duquel ils contruisirent un grand palais (Yashirodono).

Acceptes tu de me prendre pour époux ?
Par la suite, Izanami, touché par la beauté et la force d'Izangi, lui demanda sa main. Cette dernière ayant accepté, ils procédèrent au rituel qui consacreraient leur union. Izanagi contourna le pilier par la gauche, alors qu'Izanami fit de même par la droite. Lorsqu'ils se rencontrèrent, Izanami ne put s'empêcher de s'écrier "Quel charmant jeune homme ! ". La femme ne devant en aucun cas parler avant l'homme, les dieux furent contrariés et décidèrent de la punir en la faisant accoucher d'un enfant mal formé, Hiruko, enfant sangsue que les parents abandonnèrent au gré des flots dans une barque de roseau.
Ils procédèrent donc à une nouvelle cérémonie, dans les règles, et Izanami mit au monde les Ôyashima (le Grand Pays des Huit Îles, c'est à dire l'archipel nippon). De part ce rituel, naquirent également un grand nombre de divinité (kamis du vent, des montagnes, des arbres et bien d'autre encore), mais à la naissance de Kagutsuchi, kami du feu, Izanami est mortellement brulée, ce qui ne l'empêche pas de donner naissance à de nombreux dieus (de son vomi, de son urine, de ses excréments) avant de rendre son dernier soupir au terme de son agonie. Izanagi, fou de chagrin, décapite Kagutsuchi, qui fit naître davantage de divinité, fortes et viriles, des gouttes de son sang qui éclaboussa les rochers alentours.
Tel Orphée allant chercher Eurydice
Ne parvenant à se consoler de la disparition de sa compagne, Izanagi décida de se rendre au pays de Yomi, qui correspond à la terre des morts, que l’on nomme également « le mystérieux pays des racines »., afin de supplier Izanami de revenir auprès de lui. Celle-ci, ayant mangé la nourriture du pays de Yomi, lui répondit tout d’abord qu’elle n’avait la possibilité de revenir sur terre à ces côtés. Elle lui fit également promettre de n’essayer de la regarder sous aucun prétexte, mais Izanagi ne put résister à la tentation, et afin d’éclairer la pénombre environnante, il alluma une torche. Quand il posa son regard sur sa bien-aimée, il fut horrifié. Izanami est désormais un cadavre décomposé, dont le corps grouille de vers. Ne pouvant supporter cette vision, Izanagi s’enfuit en hurlant, quant à Izanagi déçu de la trahison de son mari, lanca des monstres à sa poursuites et proféra de terrible menaces. Ne se laissant pas impressionner, Izanagi pousse un énorme rocher devant l’entrée du pays de Yomi. Izanami, profondément blessée par l’attitude de son époux, lui dit d’enlever ce rocher sous peine de tuer 1000 hommes par jour. Izanagi déclara alors qu’il créerait 1500 hommes dans le même laps de temps. Ces événements ont fais des hommes des créatures mortels, et Izanami régna sur le royaume des morts sous le nom de Yomotsu-ô-kami.
Et l'homme enfanta
Afin de se purifier du contact du cadavre de son épouse, Izanagi se rendit près d’un ruisseau de l’île de Kyushu de manière à prendre un bain. De nouveau kamis naîtront de ses vêtements et de son bâton qu’il jeta sur le sol. D’autres dieux virent encore le jour au moment ou Izanagi se lava le visage. Amaterasu naquit de son œil gauche, Tsukiyomi de son œil droit et Susanoo de son nez. Izanagi décida alors de partager l’univers entre ces trois derniers nés.
Amaterasu
Amaterasu 
Susanoo
Entre frère et sœur
Contrairement à son frère et sa sœur, Susanoo n’était pas satisfait du rôle que lui avait attribué son père. En effet, il n’avait nul envie de gouverner les océans mais désirait rejoindre sa mère au pays de Yomi. Izanagi, n’appréciant pas le comportement de son fils entra dans une grande colère et le banni du ciel.
Susanoo se rendit alors au Takamanohara (paradis) pour faire ses adieux à sa sœur Amaterasu, bien qu’en réalité il désirait se venger et s’emparer du royaume céleste. Mais étant connu pour son caractère belliqueux, cette dernière se méfia et lui lança un défi qui consistait à engendrer le plus grand nombre de grande divinité. Pour ce faire, le frère et la sœur s’échangèrent leurs affaires. Amaterasu prit donc l’épée de Susanoo, la brisa en trois, mâcha longuement les morceaux ainsi obtenus pour enfin donner naissance à trois belles déesses. Susanoo fit de même avec les perles du collier de sa sœur, il engendra ainsi cinq kamis masculins. Ce dernier se déclara vainqueur, mais Amaterasu ne l’entendis pas de cette oreille. Elle pretexta qu’étant donné que les kamis était nés de ces effets personnels, c’etait donc elle qui avait gagné ce défi. (Dans une autre version, ils exécutèrent un rite d’échange d’effets personnels pour se prouver leur sincérité l’un envers l’autre et adoptèrent ensuite chacun respectivement les enfants de l’autres).
Susanoo, furieux, se mit alors à détruire les rizières d’Amaterasu en recouvrant les rigoles d’évacuation, répandit ses excréments dans la salle de cérémonie où les gens fêtaient la récolte. Il écorcha également le cheval céleste avant de le jetter à travers le toit de la salle de tissage où Amaterasu et ses suivantes tissaient la toile de l’univers. L’une d’entre elles fut tellement effrayée qu’elle s’ouvrit les entrailles avec son fuseau, occasionnant ainsi sa mort. Terrorisé, Amaterasu s’enfuit alors et se cacha dans une caverne céleste.
Quand le soleil fait place à la nuit
Amaterasu terrée dans sa caverne, la nuit régna alors sur les Hautes Plaines Célestes (royaume des déités), ainsi que sur le Pays Central de la Plaine des Joncs (domaine des mortels). Les huit cents myriades de kamis décidèrent donc de sa réunirent près de la dîtes caverne afin de trouver une solution au problème qui se posait à eux. Ils supplièrent la déesse du soleil de bien vouloir sortir de sa cachette mais cette dernière ne répondit pas à leurs supplications. Ils tentèrent également de la faire sortir grâce au chant puissant d’oiseau mais rien n’y fit.
Le sage Omoï-kane-no-kami (« le dieu qui accumule les pensées) eu alors l’idée d’un plan qui serait susceptible de ramener la déesse parmi eux, et ainsi revoir la lumière tant indispensable du soleil. Pour ce faire, il demanda au forgeron divin de lui fabriquer un miroir magique qu’ils suspendirent ensuite à un arbre. Une fois cette opération effectuée, les kamis prononcèrent des paroles rituelles sans le but d’éveiller la curiosité de la recluse. Ils lui firent donc croire qu’ils accueillaient une divinité bien plus grande qu’elle.
Ame-no-uzume (ou Uzume, kami de la gaieté, de la fertilité et de la danse) monta sur un baquet inversée afin d’effectuer une danse érotique, se débarrassant au fur et à mesure de ses vêtements. Au moment où Uzume dévoila ses seins et son sexe, les dieux firent prit d’un fou rire. Intrigué, Amaterasu finit par montrer le bout de son nez pour demander la raison de cette agitation. Les dieux lui répondirent alors qu’ils fêtaient l’arrivée d’une déesse bien supérieure à elle. A ce moment là, Amaterasu aperçut son reflet dans le miroir, sans pour autant avoir conscience qu’il s’agit d’elle-même, elle s’avance captivée par l’image de cette beauté qui se tenait devant elle. Le kami de la force la saisit alors tandis qu’un autre dieu referme l’entrée de la caverne à l’aide d’une corde, de manière à l’empêcher de revenir en arrière.
Le monde désormais définitivement illuminé cherche à éviter qu’une telle chose se reproduit. Les kamis décidèrent donc de châtier le coupable. Ainsi Susanoo fit mis à l’amande, sa barbe et sa moustache furent coupées, ses ongles de mains et de pieds furent arrachés et il fut expulsé du ciel.

Amaterasu sortant de la caverne

La danse d'Uzume
Un dragon pour Susanoo Toujours à la recherche du pays de Yomi, Susanoo erre en vain sur terre. Un jour, il arriva à la maison d’une famille bien malheureuse. En effet, le père et la mère pleuraient à chaudes larmes la disparition de leurs filles enlevées par un dragon. Ainsi, de leur huit filles, seule restait encore la benjamine, Kusinada. Le dragon, Yamatano-Oroti, avait huit têtes, huit queues et était plus long que huit montagnes. Suasanoo promit au couple de sauver leur dernière fille en tuant le dragon. Pour ce faire, Susanoo remplit huit jarres de saké et les mit devant la maison. Ensuite, avant de se cacher dans les bois, il transforma Kusinada en peigne qu’il mit dans ses cheveux. Comme prévu, le dragon bu tout le saké qui se trouvaient devant la demeure. Yamatano-Oroti finit par être saoul et commença à sombrer dans le sommeil. C’est alors que Susanoo sortit des bois où il se tenait cacher, et, armé de son épée, il trancha une première tête au dragon. Ces autres têtes se mirent alors à rire de lui. Le combat entre les deux adversaires commença alors réellement. Susanoo étant rapide, il parvint à couper toutes les têtes de Yamatano-Oroti, il en fit de même pour les queues. Une seule opposa plus de résistance. Il se résolu donc à la déchirer et y trouva une épée. Il fera ensuite don de cette épée à sa sœur Amaterasu. (A noter qu’une fois encore, la mythologie japonaise et la mythologie gréco-romaine ont une certaine analogie. En effet, cet épisode n’est pas sans rappeler le mythe d’Hercule et de l’hydre de Lerne.) Susuanoo et Kusinada finirent par se marier. A cette occasion, Susanoo composa le premier tanka (poème de 31 syllabes qui ressemble à un haïku). De nos jour, le sanctuaire d’Izumo se trouve à l’endroit où la maison des deux époux étaient située. Susanoo et l’art culinaire Susanoo rendit un jour visite à la déesse de la nourriture, mais mécontent de la manière dont cette dernière préparait ces repas (elle vomissait ou excrétait les plats qu’elle servait), il finit par la tuer. Des blessures qu’il lui infligeât sortit de nombreux aliments différents. Il se rendit également en Corée afin d’obtenir les graines de diverses espèce d’arbres. De retour au Japon, et après avoir planté et cultivé ses graines, il enseigna aux habitants comment s’en servir comme bois de construction.
Miki-chan
4. lili Le 04/10/2009 à 19:28
3. Amine-sama Le 19/04/2009 à 20:52
2. LoliLest* (admin) Le 30/03/2009 à 19:03
1. Sarah Le 26/03/2009 à 14:57
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